Boa noite (bonne soirée ou bonne nuit),

Ca fait déjà une semaine que je n'ai pas écrit, et il s'est passé tant de choses. Mais le temps file, et j'ai du mal à me poser longtemps devant l'ordinateur pour écrire un nouvel article! Alors c'est parti! Quelques infos sur le Carnaval à Olinda (ça date d'une semaine, mais je vais antidater l'article).

Pour commencer, généralement pendant le Carnaval, les gens vont à Olinda en journée, et à Récife en soirée (et toute la nuit). Alors c'est en journée que je suis allée à Olinda. Mais je crois que ça continue quand-même à Olinda le soir...

Olinda ne ressemble pas du tout à Récife: des petites ruelles pas trop larges, pavées, avec des maisons de plein pied ou à un étage maximum, toutes très colorées. Et ici, l'ambiance est aussi toute autre, complètement incroyable! Je n'avais jamais vu ça avant. La foule est dense, si dense que l'on est en corps à corps avec tout le monde. Nous ne sommes plus un individu dans la foule, mais nous sommes la foule elle-même. Impossible de doubler, de s'arrêter, on suit le mouvement.

Bon, sur la première photo ci-dessous, la foule n'est pas si dense, mais c'est parce que je ne suis pas encore au coeur du carnaval. Une fois dedans je sortirai peu mon appareil photo, car pas facile quand on est ainsi compressé, et surtout, pas beaucoup de recul pour prendre une photo.

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Quelques exemples de déguisements ("fantasias" en portuguais). Les familles ou bandes d'amis choisissent souvent des thèmes communs pour leurs déguisements:

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Et puis partout dans les rues, de quoi manger ou se désaltérer. Ici, brochettes de viande et caipirinha (boisson alcoolisée traditionnelle, avec cachaça, citron et sucre). Et oui, j'ai tenté la caipirinha en plein après-midi! C'est pas mal...

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Pour tout dire, dans les rues, ça pue! Odeur de pisse, d'alcool et de transpiration, tout ça mélangé. Mais cela passe au second plan lorsqu'on goutte à l'ambiance du Carnaval.

Et partout, dans chaque rue, une fanfare: instruments à vent (tuba, trompettes, saxophones, clarinettes) et percussions (surdo=gros tambour, caisse claire, triangle, ganza=sorte de maracas en métal...). Chaque fanfare est accompagnée d'une foule compacte, et bénéficie d'un "filet humain" l'entourant, afin du lui préserver un espace vital, et de lui assurer une trouée dans la marée humaine. Chaque fanfare a ses caractéristiques, son identité. Mais toutes ont dans leur répertoire un même morceau, sorte de rengaine que l'on entend où que l'on soit dans le carnaval. Dès les premières notes de ce morceau, acclamation de la foule qui se déchaine, et réagit aux appels connus de tous: on s'accroupit lorsque la fanfare joue "pianissimo", puis lorsqu'elle reprend plus fort, tout le monde se lève et se met à sauter dans tous les sens. Je n'ai qu'une chose à faire: suivre le mouvement.

J'ai suivi une de ces fanfare pendant un bon moment. Super musique, mélange de traditionnel brésilien et de funk. Regardez le beau tuba (ou le beau tubiste!), comme on aimerait bien en avoir un dans la fanfare les Zazous à Rennes. J'essaie de vous en ramener un ;-D Et puis peut-être aussi un petit arangement DU morceau du Carnaval...

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En repartant en direction des bus qui ramènent sur la ville de Récife, la nuit commence à tomber. Ici, il fait nuit tôt, vers 18h, et à la même heure toute l'année (on est proche de l'équateur). Dans les rues, des commerces ambulants ou fixes, des policiers à cheval, qui m'avouent que c'est une période assez fatigante pour eux (j'ose l'imaginer), un couple (une mariée et un ? indien ?) qui m'accompagne jusqu'à l'arrêt de bus.

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Après cet après-midi incroyable, je suis en forme pour continuer à Récife. Un petit tour à l'auberge de jeunesse avant, pour me poser un peu.

Beijos (bisous),

Céline.